Que le printemps vous sois doux!
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Tour de Manège-détail copyrigt ADAGP
1 avril- au moins 1 poisson dans chaque communauté!
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1 avril- au moins 1 poisson dans chaque communauté!
Je viens de recevoir les informations sur les représentations du théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine, qui se tiendrons a la Cartoucherie dans les jours qui suivent.
Si vous avez déjà lu l'article « Les voix du vent » vous allez comprendre pourquoi je n'ai pas pu ne pas partager avec vous ses informations. En
faite, le destin m'a offert une énorme chance d'avoir travaillé dans la troupe de ce théâtre tout de suite, après mon arrivée en France.
Cela fut pour moi le début de réincarnation,la renaissance.
C'était ma terre d'asile où ,douloureusement , j'ai pu laisser mes racines repousser de nouveaux.
Si je me suis tenus de partager avec vous ces informations c'est parce que, bien que je ne fais plu parti de ce théâtre depuis bien longtemps, la file d'Ariane ne m'a jamais trait.
Macha
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Paris, le 19 février 2008 Bonjour,
Ça y est ! Nos conteneurs ont atteint nos côtes et sont bien arrivés au Havre, après leur long voyage depuis Taïwan. Nous sommes enfin de retour à la Cartoucherie pour jouer nos
toutes dernières représentations des Ephémères. Et n’oubliez pas … le lundi 3 mars à 20h30 et le mardi 4 mars à 16h et 20h30, L’arbalète magique , un conte musical de Ton Thât Tiêt, pour neuf chanteurs, alto, harpe, flûte et percussions, à la manière du théâtre traditionnel vietnamien, mise en scène de Charles-Henri Bradier. L’ensemble vocal Musicatreize dirigé par Roland Hayrabedian nous propose un voyage musical d’aujourd’hui au Vietnam des temps anciens de sa légendaire fondation.
A très bientôt P.S. Toutes ces nouvelles et bien d’autres encore, vous pourriez les lire dans les courriers périodiques que nous avons envoyés à notre public. Si vous voulez faire partie de « notre fichier » vous pouvez remplir notre questionnaire. |
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le 3 et 4 mars |
...Le papillon passe...
copyright-ADAGP
Le regard-détail
Le Regard
Diptyque
Enduit,Acrylique ,Huile sur
Bois
2005
Le Regar-1 25X25
Le Regar-2 25X25
copyright-ADAJP
....Elle est apparue par défaut ....Je n'ai jamais su qui elle était
vraiment....
copyright ADAJP
Apparition
77 cm x 46 cm
Acrylique et Tôle oxydée sur Bois massif
1996
Elle est apparue par défaut parmi les matières, dans la fenêtre pleine d'ombre et de lumière
cadrée par les chutes de la ferraille rouillée non par le temps, mais par des solutions acides,
qui formaient comme des larmes rougeâtres sur la surface de la tôle.
Je n'ai jamais su qui elle était vraiment,
cette femme au regard calme,mais triste et exigeant en même temps.
Elle est apparue, portant la fleur dans le coin de sa bouche comme le baisé oublié,
comme la promesse difficile, comme le non-dit, comme le silence qui pèse.
Les marques rondes et régulières, laissées en plein milieu de la planche
une fois que la machine tranchante d'un menuisier
aurait enlevé les « branches-qui-dépassent »,
étaient comme le déracinement,
comme les traces des balles égarées dans les rues en guerre.
comme l'exécution d'un ordre tenu secret ou prononcé a voix haute,
comme un ricanement d'un violeur habillé en soldat,
comme les crachats d'une foule
lors des règlements de comptes et des purifications .
Il se pourrait aussi ,que ce soit juste quelques légères cicatrices.
Ces cicatrices, lesquelles nous portons tous, quelles que soient nos histoires personnelles,
les cicatrices, qui nous sont laissées par certains regards, certaines paroles,
certaines exsperiences,
et qui à la longue nous font autant de bien, qu'elles nous ont fait du mal.
Elle est apparue dans ma vie sans demander mon avis,
comme apparaissent les plus chers amis et les ennemis les plus vigoureux,
juste au moment , ou j'avais le plus besoin d'elle.
Elle est apparue dans ma vie pour y rester à jamais.
Elle ne m'a jamais dit, qui elle était vraiment.
Macha
copyright-ADAGP
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Je remercie Jean-Louis Poitevin pour son clin d'oeil sur mon travail,
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copyright-ADAGP Ailleurs
(diptuque) - détail
* * *
Lorsque le sang se vide de ses globules rouges -
il est temps de trouver le traitement.
Lorsque les champs se vident de leurs papillons -
il est temps de les peindre.
Macha
copyright-ADAJP
L'envol
22x22,Enduit,Acrylique,
Huile- sur Bois;2002
"....Le papillon ne tire pas seulementsa séduction de ses couleurs
et de sa symétrie:des motifs plus profonds y contribuent.
Nous ne les trouverions pas aussi beaux s'ils ne volaient pas,ou si leur vol
avait la rectitude et la rigidité de celui d'une abeille,
ou s'ils sentaient mauvais,ou,surtout,s'ils ne figuraient pas
le mystère perturbant de la métamorphose.
Cette dernère revêt à nos yeux la valeurd'un message mal décodé,
d'un symbole,
d'un signe."
Primo Levi, Les papillons
copyright-ADAG
La valse -Diptyque
collection
privée
22x22 -par pièce
Enduit, Acrylique et Huile sur Bois
2002
copyright-ADAGP
La valse -Diptyque
copyraight-ADAGP
Un soir...
collection
privées
22x22
Enduit, Acrylique, Huile - sur Bois
2004
copyright-ADAJP
Voyage
22x22
Enduit,Acrylique,Huile-sur Bois
2004
copyraight-ADAJP
Ailleurs (diptyque)
collection privée
22x22 par pièce
Enduit,
Acrylique,huile-sur Bois
2004
copyright-ADAGP
Ailleurs-- diptyque
"......Dans une ville quelconque
au milieu de nulle part...."
copyright
ADAGP
Parenthèse-détail
*
* *
Dans une ville quelconque
au milieu de nulle part,
ou les espoirs
percent
à travers le béton de la routine,
se fanent,
enracinés dans le quotidien,
puis
repoussent de nouveau
pour se faner encore,
à l'aube,
dans un espace intermédiaire
du
someil et du réveil,
espace
hors
de temps,
ou je demeure
mi-vive,mi-morte,
encore légère,
papillon
pourchassé par mes
chimères
je subsiste,intacte,
à travers
l'enfant
que je porte
depuis bien avant
ma naissance
et qui me
sort
de l'oubli.
Macha
Parenthèse
157x66
Enduit, acrylique, huile sur
Bois
2002
copyright-ADAGP
***
Lorsque nous avons la chance de voire partir nos oeuvres de notre vivant,
lorsque nous les emballons plus précieusement,que de
coutume
et les
chargeons dans la véhicule qui démarre aussi-tôt,
nous savons pertinemment,que nous ne
les reverrons probablement plus.
Marina Tzvetaieva,
grande poète russe de vingtième siècle au destin tragique,a écrit:
»...Nos poèmes sont nos enfants. Elles nous survivron et nous surpasseront... »
Un jour - les
enfants s'envont.
Macha
je vous propose un article ,écrit sur mon travail
par le critique d'art, Jean-Louis Poitevin.
Lors de nos prochains rendez-vous je partagerais avec vous mes images,
mes nouvelles et quelques reflexions
Macha
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Les voix du vent
Le labyrinthe d’une vie
Elle signe ses œuvres Macha. Elle est russe, fille d’artiste, petite fille de peintre, musicienne, elle fut comédienne et surtout chanteuse, avant de se
consacrer à la peinture, exclusivement.
Ses chansons, des poèmes dans la tradition de Vissotsky, elle les écrivait elle-même sur des musiques qui avaient une vitalité à vous
bouleverser l’âme longtemps et les chantait le plus souvent lors de concerts clandestins. Elle savait déjà la magie des mots et des engagements qui font se rapprocher les gens, les
peuples et les cultures. Elle publia ses poèmes dans la revue « Junost » et la revue « Znamia », les revues de
littérature les plus importantes au moment de la Perstroïka. En tournée, elle fréquenta les gens du voyage. Elle partageait déjà un peu de leur mode de vie et de leur singulière
conception du monde.
Arrivée en France au début des années 90, elle va travailler, au début comme comédienne auThéâtre du Soleil, puis dans l’atelier de fabrication des décors et apprendre ainsi les techniques les plus variées dont elle se sert aujourd’hui dans son travail de peintre. Elle va aussi rencontrer Matéo Maximoff et lier sa vie à celle des roms en épousant un musicien manouche, comme si elle ne pouvait pas rompre avec cette part-là d’elle-même au moment où elle décidait de se consacrer à la peinture. À partir du début du nouveau millénaire, elle se consacre uniquement à la peinture, un langage qui lui permet de s’exprimer sans s’enliser en échappant aux pièges labyrinthiques de la langue, ou plus exactement en leur donnant une forme visuelle toute particulière. Le plus important, pour Macha, c’est la liberté, celle qu’elle prend avec les matériaux, avec les techniques, celle qu’elle se donne avec les thèmes qui hantent ses oeuvres. Car peindre, pour elle, n’est pas un geste voué à l’éphémère, mais au contraire, c’est un geste fait pour durer. Le monde complexe des visions et des émotions, une fois inscrit sur la toile ou le support en bois, doit pouvoir accéder à l’éternité que promet une maîtrise réglée de l’art. Cette maîtrise est l’une des caractéristiques du travail de Macha, la plus invisible pourtant, mais qui l’obsède car elle peint pour que ses œuvres traversent le temps. Figures du destin de l’homme
Ce qui se donne à voire dans les œuvres de Macha, c’est un monde, un monde complexe comme un château de rêve, mélangé comme une ville à la croisée des continents, brûlant comme un volcan
de passions, riche comme un coffre rempli de symboles venant de toutes les cultures. C’est un chemin aussi, celui d’une méditation profonde qui vise à dire le destin de l’homme, sa
plainte infinie, les dangers qui le dévorent et sa chance éternellement reprise, relancée, neuve.
L’un de ses premiers sujets, ce fut le papillon. Symbole aux racines chrétiennes, le papillon évoque et la crucifixion et la métamorphose. Il est aussi de l’âme éternelle le symbole le plus évident et disent certains visionnaires spécialistes de l’univers, la forme secrète du cosmos. Du papillon à l’ange, il n’y avait qu’un battement d’aile. Gardien de l’éternité, l’ange protège et annonce. Mais la teneur du message qu’il doit nous délivrer nous reste inconnue, mais parce que c’est à nous de faire advenir ce qu’au fond nous souhaitons. Les toiles de Macha sont pleines, elles débordent même de figures, de sujets qui se mêlent, de figures qui se croisent, se redoublent, se répètent, s’opposent et s’unissent dans de grands mouvements souples et aériens. Ce sont eux qui forment l’armature de ces compositions subtiles et riches. Les toiles de Macha sont pleines comme sont pleines les grenades au moment de s’ouvrir. Elle ne peut pas non plus oublier la musique et dans la musique ce qui est sans doute le plus important, la voix. La voix, dans ces tableaux, est double, c’est celle qu’elle entend dans le secret de son âme et c’est le message, celui qu’elle délivre à travers la complexité de ses œuvres. Aujourd’hui, elle peint les hommes des villes assaillis par des dangers variés, plongés dans les troubles évidents, mais vivants, le plus souvent sans le savoir, dans la proximité de forces qui peuvent les aider, d’anges qui peuvent les sauver. Forêts de symboles Les œuvres de Macha sont comme ces forêts de symboles si chères à Baudelaire. On y voit le bien et le mal en leur combat sans fin, les anges et leurs doubles nocturnes, les voix qui crient dans le désert et les oreilles qui n’entendent pas et devinent malgré tout que quelque chose parle, et il y a l’infini, signe de toutes les énigmes qui structure certaines toiles comme leur chiffre secret. On peut y voir un homme au violon qui bat le ciel de son archet magique, l’œil, celui du cosmos, celui d’un dieu absent qui pourtant ne renonce pas à toute forme de présence. On y voit aussi les villes, ces nouvelles demeures des hommes en proie aux doutes les plus violents et puis enfin les hommes, petits personnages perdus qui cherchent, écoutent, mais le plus souvent n’entendent pas parce qu’il ne savent plus ni tendre l’oreille, ni inventer des chemins. Les œuvres de Macha dessinent un portrait de l’homme aujourd’hui parce qu’elles montrent le conflit qui existe en chacun de nous, entre ce qui aspire à l’éternité et ce qui est pris dans les filets du temps. Et le temps pour Macha est multiple comme est multiple le vent qui hante ses derniers tableaux. Les voix du vent L’un d’eux a pour titre "Les voix du vent", et ces voix en fait nous font aussi voir la voie, celle que trace entre les formes le feu d’une divinité qui se lève. Il y a le vent de midi, celui de la chute et de l’extase, le vent de la nuit, celui de l’aube, celui du crépuscule. Et tous ces vents nous font sentir que le temps est non seulement la figure de notre destin, le filet dans lequel il est pris, mais aussi la chance qui nous est donnée d’éveiller en nous les formes qui nous hantent. C’est cela que réalise Macha, dans ses tableaux, faire enter dans le visible le monde complexe, trouble de nos désirs et de nos peurs et nous faire prendre conscience de la vie magique de nôtre âme. Alors nous les reconnaissons un à un, le soleil et son double, l’œil et le feu qui l’habite, l’ange et le papillon, le violoniste et son archet, le loup et le coq, la lune et ses démons, la ville et ses filets tendus sur nous comme des labyrinthes, l’homme et ses faiblesses, l’homme et l’immensité de son destin. Ce que nous offrent les œuvres de Macha, c’est la possibilité de parcourir sans crainte des forêts qui nous hantent de plonger notre regard en elles, de nous y perdre mais en sachant que nous pourront cette fois aussi nous y retrouver. Elle aussi, bien sûr accomplit ce chemin, elle le fait en jouant avec les symboles qui hantent sa mémoire et qui hantent aussi la nôtre car ils sont, de l’humanité entière, le véritable cosmos commun, car ils sont la chair réelle de ce monde des rêves auquel chacun prend part parce qu’il est celui dans lequel tous nous vivons. |
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